La physique classique et l'accès technologique à l'infiniment petit nous ont longtemps laissé croire que tout l'invisible était matériel, sécable et séparable à merci, et que le temps et les instruments le révéleraient tôt ou tard. La physique quantique a démontré le contraire et même beaucoup plus : à certaines échelles de l'infiniment petit on n'est plus dans la matière (particules à l'intérieur du noyau de l'atome), et à des échelles que l'on croyait strictement matérielles (molécules, cellules, être vivant ou planète) des énergies subtiles non gravitationnelles agissent et diffusent, laissant envisager des connexions entre objets très éloignés dans l'univers.


De la particule quantique à l'objet final en passant par l'atome sont conservées à chaque étape des propriétés physiques ondulatoires à mesure que s'y superposent des propriétés corpusculaires.


Cette dimension ondulatoire de la matière, s'ajoutant à une mémoire de son origine (l'information contenue dans le champ A), permet d'envisager des liens qui jusqu'ici n'étaient attribués qu'aux sciences occultes quand ils n'étaient pas tout simplement niés au nom du principe de rationalité.

 

Notre lointaine humanité, sans autre outil que celui de sa boîte crânienne, a incontestablement touché ces dimensions avant le long oubli dans lequel nous a définitivement plongés la révolution technologique, scindant l'univers en deux réalités : le monde et l'homme, et faisant du premier la propriété du second.


Nos ancêtres, qui pendant des milliers d'années avaient le ciel pour unique média, ont très tôt senti une unité de substance entre eux et l'univers alors que trop souvent on les a imaginés perdus et inquiets face aux immensités cosmiques.

L'animisme est né de cette perception d'une identité de substance entre tous les objets de la manifestation, animés et inanimés, et s'est traduit par cette idée d'amour universel prôné plus tard par toutes les grandes religions.

Il signifiait que devait exister une loi suprême de résonance et d'attraction entre toutes choses reconnues comme d'essence identique bien qu'occultée par la diversité des formes.

 

Et la science nous dit-elle autre chose quand elle révèle que les atomes constituant la matière animée et inanimée sont identiques dans tout l'univers ?


Que notre ADN est fait des mêmes briques dans tout le règne vivant (végétal, animal et humain), et qu'à l'échelle quantique (subatomique) les particules élémentaires sont absolument identiques dans toute la manifestation (minérale, végétale, animale et humaine) quelle qu'en soit l'échelle (une bactérie ou  une planète) ?


La physique quantique va même plus loin, elle nous parle, à l'origine de l'univers, d'une matière/énergie hautement raréfiée, capable de transcender le temps et l'espace et animée par un principe d'ordre et de mémoire (l'information) avec lequel nous restons à notre insu en interaction permanente, certains scientifiques allant même jusqu'à avancer que la conscience fait partie de l'univers, et que notre esprit n'en est qu'un reflet.


On ne pourra sans doute éternellement nier la subtilité de ces évidences découvertes scientifiquement après l'avoir été autrement depuis des millénaires : 


A savoir que nous ne faisons qu'un avec la multiplicité des formes du réel, et que le monde des apparences dont la physique classique a fait l'apologie, est bel et bien une illusion d'optique de notre conscience.

 

C'est ainsi que les énigmes quantiques surgissant du défi de la civilisation occidentale à vouloir expliquer le monde par la science, trouvent un magistral écho dans des citations très anciennes : « L'infiniment grand est comme l'infiniment petit », « Tout est en tout », « Ce qui est en bas égale ce qui est en haut et ce qui est en haut égale ce qui est en bas, pour accomplir le miracle d'une seule chose. » Le Kybalion.


Ces citations suggèrent évidemment que ces énigmes furent levées avec d'autres outils que ceux proposés par la science. Où et par qui ? Ce n'est plus le temps ni le lieu pour en traiter, et nous laissons à chacun le soin de ses croyances ou du négationnisme absolu.


Que certains se gargarisent de cités disparues tandis que d'autres, à l'inverse, s'enivrent de rhétorique rationaliste niant l'arrière-plan ésotérique du réel, cela reste secondaire quand on a la chance d'exercer dans un domaine où l'on peut appliquer et vérifier.


En effet, ce qui importe dans le cadre d'une pratique thérapeutique nous ramenant chaque jour, avec chaque patient, au plus terre à terre qui soit - des symptômes et des pathologies à résoudre - c'est de constater de façon éclatante que la prise en compte de l'ensemble de ce que nous avons évoqué dans ce livre est une réalité agissante, et que la méthode que nous proposons, centrée sur l'approche métallique planétaire en iridologie - axe central d'un puzzle que nous n'aurions jamais imaginé si vaste - ne peut pas être expliquée sans la convergence de l'Hermétisme et de certaines recherches à l'avant garde de la science.


La rationalité tout autant que l'intuition sont à considérer, et leur miroitement à la surface de l'esprit donne naissance à une conscience modifiée, qui peut ensuite être mise en pratique dans un travail thérapeutique qui se doit de dépasser ce qui nous a été enseigné.

Car la santé demeure de toute façon une énigme. Enigme qui persiste et croît à mesure que l'allopathie naturelle pénètre les médecines alternatives avec des protocoles standards issus d'ouvrages et de logiciels se répandant de façon pandémique.  


Nous avons oublié que nous étions des chercheurs car nous n'avons plus l'instinct sauvage des découvreurs. Nous avons perdu confiance en nos propres capacités parce que la complexité du système dans lequel nous vivons a créé des prothèses technologiques qui maintiennent les thérapeutes à distance respectable de leur meilleur outil : le cerveau et le développement de ses possibilités de perception et d'action.


Les médecines parallèles se sont ainsi naturellement endormies, cherchant aujourd'hui davantage la reconnaissance que la connaissance.


Cette absence de repères dans une navigation à vue dans le brouillard, outre l'horizon effacé, fait oublier le sens premier du voyage : la découverte de terres nouvelles sur lesquelles aborder.


Il est impossible dans le domaine de la santé de se contenter de ce qui a été élaboré par les autres. On ne peut pas non plus " exercer " le métier de thérapeute, c'est un mode de vie où la recherche est le tribut à payer, sous forme de respect, à ceux qui avant nous ont sondé le mystère sans fond du vivant.

 

Nous espérons avoir suffisamment montré au lecteur l'intérêt et le respect que nous accordons au raisonnement et à la science, mais afin de découvrir, les voies du seul raisonnement sont insuffisantes.

Conscients de cette limite, nous sommes allés chercher, parfois au bout du monde, ce que l'Humanité pouvait nous dire de ce qui existait aux frontières du raisonnement.


Les bribes obtenues ont longtemps paru comme les vestiges morcelés d'une unité qui ne semblaient plus maîtrisée nulle part, et puis les choses se sont clarifiées, des hommes vivaient encore dans ces contrées oubliées de l'au-delà des frontières :

 

En marge de la religion et de la science, occultée et condamnée par les deux, a toujours circulé à travers l'Histoire ce que l'on nomme la Science Hermétique, davantage connue aujourd'hui par l'émergence anarchique de ce qu'il est convenu d'appeler l'ésotérisme.


A  l'heure où dominait la religion sur quelque continent que ce fut, l'Hermétisme était condamné au crépitement des bûchers. Quand est advenu le règne de la Science et de la logique, la connaissance Hermétique dût aussi garder le silence au risque d'être systématiquement ridiculisée au nom de la raison dominante.


Hors cadre religieux et hors cadre scientifique, libre de tout dogme, elle est demeurée en  filigrane de toute l'Histoire, car il a toujours fallu à certaines vérités, pour être évaluées et travaillées objectivement - et pas seulement pour se protéger - un maximum de discrétion.


Quel sera l'avenir de l'Hermétisme si la physique quantique, avec laquelle il est en parfaite adéquation, venait à régner ? Qu'en ferait une telle physique ? Redonnerait-elle ses prix Nobel à Hermès Trismégiste, à Paracelse, à R. Steiner, A. Bailey ou à F. Bardon ? Où bien feindrait-elle de les ignorer et ferait-elle semblant d'avoir découvert les grandes lois de l'univers et des dieux ?

 

On peut aussi imaginer qu'une science spirituelle naisse à la confluence de l'Hermétisme et de la physique quantique, qui révèlera les méandres de l'esprit humain dont chaque détour est à prendre en considération, qu'il soit scientifique, ésotérique, spirituel, magique ou religieux.


Aucune forme n'est véritablement douteuse si nous ne nous y enfermons pas, là est la différence entre un dogme et un modèle explicatif


Les affluents empruntés par la Connaissance sont secondaires, seul importe qu'elle ne stagne pas et qu'elle débouche sur l'Océan reliant toutes les terres.



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