Les quatre tempéraments naturopathiques : colérique, sanguin, mélancolique et flegmatique relèvent à l'origine d'une classification très précise et détaillée renvoyant au fonctionnement des 4 Eléments (Feu, Eau, Air, Terre) et intimement liée au corps astral (émotionnel) du sujet.


La terminologie " tempérament " est encore porteuse de cette référence à ce corps subtil, siège des manifestations du caractère au travers des émotions éprouvées.

Ces émotions sont tour à tour exprimées ou retenues dans une pluralité de comportements induisant entre les hommes beaucoup d'incompréhension ; chacun, inconsciemment dominé par sa combinatoire type, préjugeant, jugeant et déjugeant sans cesse au gré du principe d'attraction/répulsion de son corps astral.

 

La médecine hippocratique était issue de l'Hermétisme bien que le temps ait réarrangé les faits et les contenus afin de les faire concorder avec les exigences de la modernité.


Le tempérament est donc à l'origine régi par le travail des Eléments dans notre organisme, par leur compatibilité ou incompatibilité, par leur fluide (électrique et magnétique) et leur polarité (actif/passif). L'ensemble génère les relations humaines telles que nous les observons : amitié/inimitié, amour/haine, j'aime/j'aime pas la chaleur, le froid, l'humidité, les musées, l'Afrique, l'amertume ou les sports violents etc. 

 

Une certaine automaticité du fonctionnement humain fait que le mental, par nécessité de cohérence, légitime et justifie  mécaniquement  sans cesse tout cela. Ce qui a fait dire à certains maîtres de l'ésotérisme comme G. I. Gurdjieff :

     

« Les hommes sont des machines, et de la part de machines on ne saurait attendre rien d'autre que des actions machinales (...). Tout ce qu'il (l'homme) fait, toutes ses actions, toutes ses paroles, ses pensées, ses sentiments, ses convictions, ses opinions, ses habitudes, sont les résultats des influences extérieures, des impressions extérieures (...).

Mais pour établir ce fait, pour le comprendre, pour se convaincre de sa vérité, il faut se libérer de milliers d'illusions sur l'homme, sur son être créateur, sur sa capacité d'organiser consciemment sa propre vie, et ainsi de suite. Rien de tel n'existe (...). Mais aucun homme ne vous croira jamais, si vous lui dites qu'il ne peut rien faire. Rien ne peut être dit aux gens de plus déplaisant et de plus offensant (...).

Si vous le comprenez, il vous deviendra plus facile de parler. Mais c'est une chose de saisir avec l'intellect que l'homme ne peut rien faire, et une autre de le ressentir « avec toute sa masse », d'être réellement convaincu qu'il en est ainsi, et de ne jamais l'oublier » .

 

L'objectif du contrôle des émotions prôné par toutes les pratiques spirituelles ne signifie pas qu'il faille réprimer ces émotions. Ces pratiques soulignent simplement la nécessité de les comprendre en les observant par des méthodes d'introspection qui ont pour but ultime de rééquilibrer le travail des Eléments, afin de n'être plus dominé par son tempérament.


Cela est très différent de l'idée de refus des émotions et de leur expression. La Naturopathie - par la compréhension psychologique du patient -  peut travailler à ce rééquilibrage et honorer ainsi la terminologie de médecine holistique.


On peut choisir d'illustrer les typologies humaines en référence à d'autres modèles (typologie homéopathique classique, typologie homéopathique planétaire de L. Vannier, typologie naturopathique de P. Marchesseau, typologie du psychiatre W. Reich ou d'autres encore), tous fort éclairants, certes, mais secondaires si l'on garde à l'esprit que leur origine renvoie à la théorie des Eléments.

 

On retrouve d'ailleurs souvent dans les différentes typologies une allusion à la théorie des Eléments, mais de façon secondaire sous la forme d'une case de tableau attribuée aux Eléments.

En effet, ces typologies sont généralement présentées sous forme de tableau mais originellement le tableau aurait du être construit autour des Eléments (abscisse et ordonnée), tout le reste en découlant (organes, sens, plexus énergétiques, méridiens, planètes, métaux, couleurs etc...).

 

Cette origine est fondamentale car les remèdes ont été classés eux-mêmes en fonction des Eléments et non en fonction des typologies qui en ont découlé, bien que chaque auteur se soit donné beaucoup de mal pour reclasser les remèdes en fonction de sa propre typologie.


Pour exemple, chaque plante ou partie de la plante en médecine Hermétique est caractérisée par une dominante : Eau, Air, Terre, Feu qui déterminera son fluide (magnétique, électrique ou électromagnétique) selon l'Elément et l'équilibre de la plante et du lieu sur lequel elle pousse.

On tient aussi compte dans cette classification des trois principes (soufre, mercure, sel) contenus dans la plante et à  mettre en relation avec l'activité déficiente d'un des trois pôles du patient (neurosensoriel, rythmique ou métabolique).

 

On se perd aujourd'hui dans de multiples classifications, qui certes se veulent  pédagogiques et synthétiques, mais dont l'inéluctable simplification nous a coupés de leur essence Elémentale. Chaque époque depuis l'Hermétisme (3500 ans) , en s'arrogeant le droit de reformuler le passé,  a généré une confusion, prenant ses fils pour des pères...



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