La reconsidération des concepts de matière et d'énergie, parallèlement à celui de lumière, est une clé fondamentale permettant la levée de nombreuses contradictions apparentes lorsque l'on met face à face physique classique et physique quantique.

 

La distinction préalable de ces trois termes (matière - énergie - lumière) est nécessaire à la prise de conscience de leur unité fondamentale, telle  qu'elle est apparue progressivement dans l'histoire de la science. Et de cette unité naît la compréhension du lien entre infiniment grand et infiniment petit tant prêché par toutes les traditions, et aujourd'hui approché par la physique quantique.

 

La matière est un univers constitué d'atomes où quatre interactions (ou forces) fondamentales agissent en permanence dans des proportions qui dépendent de l'échelle atomique considérée :

 

      - entre masses importantes (planètes par exemple) la gravité domine. Cette physique est celle de Newton et sa découverte date du XVIIème siècle.

 

      - entre noyau et électrons gravitant autour, nous trouvons l'électromagnétisme dont la découverte scientifique date du XIXème siècle.

 

      - entre particules élémentaires à l'intérieur du noyau de l'atome nous trouvons les forces nucléaires faibles et fortes assurant la cohérence du noyau.

 

Cela signifie qu'entre le XVIIème et le XXème siècle, en pénétrant l'univers de l'atome, la physique est passée du monde de la matière (corpusculaire) régi par la gravité à celui de l'énergétique (ondulatoire) régi par l'électromagnétisme et par les forces nucléaires faibles et fortes.

 

C'est une expérience concernant la lumière qui fut d'abord déterminante, la célèbre expérience des fentes de Young en 1803 qui démontra ce que l'on comprendra plus tard et qui jeta les bases de la physique quantique : la lumière est à la fois corpuscule (photon) et onde.

 

Rappelons que pour les physiciens la lumière n'est « pas seulement la lumière visible, mais l'ensemble du spectre des ondes électromagnétiques : ondes radios, ondes de télévision, de radars, rayons infrarouges, U.V, rayons X, gamma, cosmiques etc. (...). Toutes ne sont rien d'autre que des champs électromagnétiques alternatifs qui ne diffèrent que par la fréquence de leur oscillation » R. Cannenpasse-Riffard.

 

(...)

 

Précisons aussi que les quatre forces physiques fondamentales de l'univers (gravité - électromagnétisme - forces nucléaires fortes et faibles), générant toute la matière visible et invisible, produisent toutes de la lumière. Il ne s'agit aucunement d'une erreur, même la gravité émet de la lumière.

 

(...)

 

Et l'atome lui-même émet de la lumière ; frontière entre le monde énergétique (physique quantique) et le monde matériel (physique newtonienne), l'atome est un " émetteur de lumière " , il est de la "lumière concentrée " nous dit le physicien et biologiste P. Bobola.

Nous obtenons ainsi trois termes pour une seule réalité : « Fondamentalement, la matière n'est pas seulement de l'énergie concentrée, mais de la lumièreconcentrée » ajoute ce même scientifique.

 

(...)

 

Historiquement dans le cadre de la physique atomique, la matière devint de moins en moins distincte de l'énergie et peu à peu se dessina un continuum abolissant la frontière entre matière et énergie, faisant finalement dire à la physique que la matière est de l'énergie et que l'énergie est de la matière.

Il ne s'agit pas d'un artifice de langage car l'expérience des fentes de Young fut reproduite avec des électrons et non plus des photons, donnant le même résultat.

Et phénomène beaucoup plus inattendu et troublant, des expériences eurent lieu en donnant encore ce même résultat avec des molécules (assemblage d'atomes), donc à une échelle considérée comme matérielle. Cette révélation extraordinaire fut obtenue avec les molécules de foulrène ne contenant pas moins de 1080 atomes, dont 60 de carbone. Des figures d'interférences soulignant le caractère ondulatoire de la molécule apparurent sur l'écran lors de l'expérience de Young.


Cette expérience est capitale car on ne peut plus prétendre que certaines lois inhérentes à l'infiniment petit ne sont pas transposables à l'échelle moléculaire ou cellulaire. Ce point est important car il constituait jusqu'alors un argument rationaliste sévère s'opposant à la vision subtile du fonctionnement énergétique du vivant.


Tout cela souligne de façon éclatante qu'un être vivant, composé d'atomes formant des molécules donnant elles-mêmes des cellules qui finissent par constituer des organes, présente un caractère ondulatoire et pas seulement corpusculaire (matériel).


Nous sommes là à la frontière entre science et ésotérisme, frontière où se dessinent les notions de corps subtils enveloppant le corps humain et nous mettant en relation énergétique avec les plans éthérique, astral et mental de la Tradition.



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