Nous avons fait une expérience très simple : nous avons pris le nom et prénom (en lettres capitales) de 50 patients que nous n'avions encore jamais vus (dans la succession des rendez-vous à venir sur l'agenda), et nous avons tenté de déterminer en radiesthésie le cercle majeur en dérégulation dans l'iris et donc le métal correspondant.

 

Il suffisait de vérifier ensuite à l'iridoscope face au patient. Evidemment, le résultat fut sans équivoque, bien que sans explication : correspondance parfaite à chaque fois entre le test radiesthésique et le bilan iridologique. Nous avons répété maintes fois cette expérience depuis, avec toujours le même résultat déconcertant.

 

Nous avons voulu comprendre cela, et nous avons par conséquent cherché dans toutes les directions possibles pour trouver d'éventuels travaux en relation avec les lettres alphabétiques.

Et nous sommes tombés sur le travail de G. Hadjo, physicien travaillant depuis 1971 sur l'amélioration du procédé électrophotonique Kirlian. La fabrication de nouvelles générations d'appareil Kirlian permet de photographier des modulations de plus en plus distinctes du champ électromagnétique (bioluminescences) autour du corps humain, donnant ainsi de précieuses informations quant à l'état de santé physique et psychique.

 

G. Hadjo utilisa ce procédé pour tester des végétaux, des objets ainsi que les lettres de l'alphabet hébraïque (voir livre).


Sur des expériences ne portant plus sur le règne vivant, on ne peut plus parler de bioluminescences énergétiques. Pourtant on constate qu'une forme " morte " couchée sur papier émet aussi un rayonnement.

Cela signifie qu'un état vibratoire non biologique caractérise ces signes graphiques et en émane. Le pendule serait-il susceptible de réagir à ces ondes de forme ?

 

Ce qui est curieux c'est le constat, dans la tradition kabbalistique, de l'affirmation du pouvoir rayonnant des lettres. Elles sont utilisées pour soigner, pour rééquilibrer un lieu et ont bien d'autres usages encore.

 

(...)

 

Nous devons faire le détour, parmi les méandres des travaux permettant de valider nos hypothèses, par des recherches universitaires françaises rendant compte, au plan théorique, des démonstrations scientifiques (ondes de formes) de G. Hadjo.

 

Des travaux universitaires rigoureux, financés par des bourses du ministère des Affaires Etrangères et s'appuyant sur des recherches du CEE (Centre d'étude de l'écriture) de Paris VII et de l'Ecole Française d'Extrême-Orient ont été menés en Asie (Cambodge et Thaïlande).

Ces travaux montrent clairement l'existence, sous forme de diagrammes (yantra) issus des Khmers de l'époque d'Angkor, d'un usage énergétique des lettres alphabétiques. Tatoués à même le corps ou le plus souvent reproduits sur des chemises et des écharpes, ces yantra étaient des formules de protection. D'autres, plus secrets, ne pouvaient être que récités.

 

« C'est cette mythologie des origines héritée de l'Inde, attribuant aux lettres un rôle primordial dans la création de l'univers, et la vision du monde qu'elle engendre, bien plus que le système alphabétique utilisé dans les diagrammes, qui bouleverse les pratiques de lecture auxquelles l'Occident nous avait habitués (...) les lettres sont l'incarnation d'une réalité transcendante, elles ont une existence plastique, et se trouvent être, pour ces raisons un immense réservoir d'analogies » C. Bechetti.

 

L'homme n'a certainement pas créé au hasard les alphabets, et ils sont devenus d'usage exclusivement pratique dans le cadre du surdéveloppement d'une partie de leurs potentialités : la communication.

En effet, aujourd'hui on les considère seulement comme outil de communication pratique parce que notre mode de vie les a réduits à cela. Mais ne sont-ils pour autant que cela ?

     

Se pourrait-il qu'ils expriment les forces (ou énergies) fondamentales présidant au fonctionnement de l'univers ? Que leurs lignes (forme) et leurs combinaisons (mot) soient l'expression d'une géométrie active et que les sons auxquels ils renvoient soient la manifestation énergétiquedes objets qu'ils désignent ?


On retrouve ici l'idée du Verbe créateur, de la Parole sacrée de toutes les Traditions spirituelles, de l'animisme aux grands monothéismes. Poursuivons l'exploration de ces travaux universitaires et voyons la relation étroite entre yantramantra et embryologie, ces analogies pourraient être capitales en terme thérapeutique de par leur éventuelle relation à l'ADN :

 

« (...) la valeur des lettres, et le rôle central qu'elles jouent dans ces compositions, peuvent s'expliquer par un symbolisme, assez rigoureusement défini dans les textes bouddhiques, ayant trait à la création et au développement de l'embryon, et opérant selon un processus analogique à tous les niveaux de la gestation : elles sont ainsi à la fois les facteurs de la création du monde au début des temps (celle-ci en effet repose sur l'apparition des lettres) ; elles assurent la gestation, la nourriture et la préservation de l'embryon dans la matrice (le corps se forme grâce aux éléments qu'elles composent) ; enfin ce sont elles qui président à la formation du corps mystique du méditant, comme le Bouddha a atteint l'Eveil en obtenant un corps fait de lettres (dhamma), (voir photo suivante).


Dans la tradition ancienne, la méditation est censée replonger l'adepte aux sources de la vie : il s'agit d'une régression fœtale symbolique qui passe par une rétention et une maîtrise du souffle calqué sur le souffle embryonnaire, et doit lui permettre de renaître dans un corps nouveau, immortel, qui représente à la fois la conscience cosmique, l'Etre universel, et le corps du Dhamma.


Ainsi, si l'on peut dire que l'Enseignement (le Dhamma) est inscrit dans les lettres c'est véritablement à plusieurs niveaux : non seulement la doctrine bouddhique est inscrite et sacralisée dans les textes, mais surtout les réalités naturelles et les lois du cosmos, dont procèdent les êtres et les choses, l'existence même des phénomènes, sont issus de ces facteurs littéraux (lettres), sans lesquels il n'y aurait pas de Réalité (...).


Ce rôle des lettres est donc un point fondamental pour la compréhension de la valeur spirituelle et évocatrice des yantra en Asie du Sud-Est. Les lettres détiennent leur pouvoir, leur magie, de ce caractère divin, non seulement parce qu'elles renvoient aux formules, mais parce qu'elles participent à la genèse de l'embryon et au mystère de la naissance.

Encore une fois, la clef de leur mystère réside non dans une signification mais dans la force qu'elles produisent : cette force est proprement celle qui préside à toute création ; en effet les principes de conservation, de protection, d'accroissement, de transformation qui régissent en secret la vie embryonnaire fournissent précisément l'archétype des forces que le maître en yantra vise à capter et à mettre en œuvre » C. Bechetti.

 

Cette dimension ontologique est fondamentale si une relation tangible peut être faite avec le phénomène embryologique dans le règne vivant. Le développement embryologique devient alors un résumé microcosmique des phénomènes macrocosmiques. Une nouvelle fois, si cette hypothèse se tenait, l'ADN pourrait jouer le rôle d'interface permettant aux forces macrocosmiques universelles de s'exprimer.


Et les signes graphiques, si leur origine n'est pas arbitraire mais créée en conscience par des hommes de connaissance (rappelons encore le caractère sacré de l'écriture détenue par le clergé dans les temples à toutes les époques et de toute obédience), seraient un concentré de ces forces physiques universelles, capables de pulser jusqu'à notre ADN (émetteur-récepteur de lumière et de son).


« D'une manière plus générale on trouve chez tous les mystiques, quelle que soit la tradition dont relève leur itinéraire (hébraïque, chrétienne...), une croyance dans la valeur génétique des lettres, faisant d'elles des concentrations mystérieuses où doivent pouvoir se déchiffrer les secrets de l'univers. Rappelons aussi le rôle des lettres à la période talmudique, dans les arts talismaniques et dans la thaumaturgie, ainsi que leur caractère magique dans la Kabbale et dans l'alchimie médiévale... »  C. Bechetti.



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