J. NARBYLe serpent cosmique, l'ADN et les origines du savoir, éditions Georg.

 

      Jeremy Narby est docteur en Anthropologie de l'Université de Stanford.

 

« Depuis le XIXème siècle et le grand développement de la science occidentale, la pensée des peuples indigènes semble sans rapport avec les connaissances apportées par les sciences modernes en biologie, chimie et médecine.

 

Cependant, de grands auteurs, et parmi eux Mircea Eliade, nous ont fait entrevoir que les cultures autres que celle de la pensée rationnelle étaient arrivées à un niveau de connaissance - exprimée le plus souvent dans le langage du symbolisme mythologique - par des moyens à nos yeux mystérieux, sans relation avec leur niveau de technologie.

 

Un anthropologue étudiant l'écologie d'un peuple indigène de l'Amazonie péruvienne se trouve confronté à une énigme : les indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques, lui expliquent invariablement que leur savoir provient des hallucinations induites par certaines plantes »

Extrait 4ème de couverture.

 

« La première fois qu'un homme ashaninca m'a dit que les propriétés médicinales des plantes s'apprenaient en absorbant une mixture hallucinogène, j'ai cru qu'il s'agissait d'une plaisanterie.

 

(...) Les connaissances des peuples indigènes de l'Amazonie n'avaient cessé d'étonner les ethnobotanistes - comme l'illustre l'exemple de la composition chimique de l'ayahuasca.

En effet, cette mixture hallucinogène, connue sans doute depuis des millénaires, est une combinaison de deux plantes ; la première contient une hormone sécrétée naturellement par le cerveau humain, la diméthyltryptamine, qui est toutefois inactive par voie orale, puisqu'elle est inhibée par une enzyme de l'appareil digestif, le monoamine oxydase.

Or, la seconde plante de la mixture contient précisément plusieurs substances qui protègent l'hormone de l'assaut de cette enzyme.

Cela a fait dire à Richard Evans Schultes, l'ethnobotaniste le plus renommé du vingtième siècle : « On se demande comment des peuples de sociétés primitives, sans connaissance ni de chimie ni de physiologie, ont réussi à trouver une solution à l'activation d'un alcaloïde via un inhibiteur de monoamine oxydase. Par pure expérimentation ? Peut-être pas. Les exemples sont trop nombreux et pourraient le devenir encore plus avec des recherches supplémentaires » J. Narby.

 

Plus loin, l'auteur poursuit et conclut :

 

« Voici donc des gens sans microscope électronique ni formation en biochimie, qui choisissent les feuilles d'un arbuste parmi les quelque quatre-vingts mille espèces amazoniennes de plantes supérieures, contenant une hormone cérébrale précise, qu'ils combinent avec une substance bloquant l'action d'une enzyme précise de l'appareil digestif, trouvée dans une liane, dans le but de modifier délibérément leur état de conscience. C'est comme s'ils connaissaient les propriétés moléculaires des plantes et l'art de les combiner » .

 

« Dans une enquête qui s'étale sur dix ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d'Europe, il réunit suffisamment d'indices pour être convaincu que la réponse à l'énigme se trouve dans l'ADN, la molécule de vie présente dans chaque cellule de chaque être vivant. Son hypothèse ouvre de nouvelles perspectives sur la biologie, le savoir des peuples indigènes, l'anthropologie et les limites du rationalisme ».

Extrait 4ème de couverture.

 

Le travail de J. Narby entre en résonance avec les travaux sur la biologie de la lumière de F. A. Popp, et plus largement avec les découvertes de la physique quantique révélant la place centrale de la lumière dans tous les mécanismes physiques, et par conséquent sur les processus biochimiques animés par cette physique.

 

En effet, la physique nous révèle que l'atome, brique élémentaire de la matière, est fait de plus de 99 % de vide. Mais ce vide n'est pas un vide classique, c'est un mouvement de particules et d'anti-particules échangeant et générant de la lumière. Cela signifie que l'atome est essentiellement fait de lumière, que cette lumière devient ce que nous appelons la matière en terme de molécules, de cellules, de tissus et finalement d'organes et d'organismes dans le règne vivant, modulant son rayonnement sans jamais le perdre totalement.

 

Cette lumière est donc à l'œuvre dans notre monde biologique intime, la cellule est un condensateur et l'énergie électrique contenue produit un rayonnement lumineux (biophotons). Les travaux sur les biophotons révèlent que les cellules communiquent entre elles grâce à la lumière. Ce phénomène démontre bien qu'un élément corpusculaire comme la cellule présente aussi un caractère ondulatoire se répandant au-delà de lui-même. Il ne s'agit donc pas, nous insistons, d'une extrapolation ni d'une confusion d'échelle :

Ce phénomène de lumière caractérisant l'immatérialité de l'infiniment petit caractérise énergétiquement toutes les échelles jusqu'à l'infiniment grand.

 

En ultime analyse, un quanta ou une planète sont de la lumière. Que des lois différentes puissent aussi interférer selon les échelles n'en exclut aucunement ce fait ultime de la composition lumineuse de tout. Tout émet un rayonnement. Tout échange de la lumière. Tout communique par la lumière.

 

Et lorsque l'incommensurabilité des distances à l'échelle du cosmos efface la gravité, rien ne permet d'exclure que des énergies subtiles ne continuent d'agir. Les sociétés traditionnelles et l'animisme dont elles se réclament ne disent rien d'autre...

En « reliance » avec l'univers (selon la terminologie du physicien P. Bobola) grâce à la lumière et à la grande aptitude de l'ADN à recevoir et à émettre de la lumière cohérente (de type laser nous l'avons vu plus haut), ces peuples « premiers » qui nous considèrent comme leurs jeunes frères - comme le rappelle ce même physicien s'intéressant scientifiquement aux capacités mentales spécifiques des indiens Kogi - ne sont aucunement « primitifs » ; nous avons oublié que nous descendons de leur grandeur, et qu'il nous appartient de reconquérir ce pouvoir que le rationalisme primaire nous a momentanément enlevé...

 

Les découvertes génétiques doivent nous reconduire vers ces capacités intérieures de communication plutôt que de nous en éloigner toujours davantage, comme si finalement notre ADN n'était qu'un objet extérieur à nous-mêmes.



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